Textes inédits

Au soleil de Ré

A l'automne,
Entendre sa voix
Et me souvenir… ce regard,
Éclaboussé d'éclats de rire.

Redessiner ce visage.
L'imaginer...

Un enfant resté là, sourit.
Perdu…

Une larme au cœur, accrochée
Dans la pénombre d'un jardin d'août,
Gardera en mémoire
La magie d'un jour inoubliable.

 

 

Cri… d'amour !

Tu es la sève qui garde l’arbre en vie
Tu es l’ambre séculaire qui trace la voie
Tu es l’arcane guide, sur le fil de ma vie
Tu es ma faiblesse, ma grandeur et ma foi.

Tu es mère et j’aime cette idée… bien plus encore
Tu es ma richesse, mes trésors, l’amour qui rend plus fort
Tu es femme… et ce poison délicieux que j’adore

Tu es dans les allées d’ombre, l’écho de mes soupirs
Tu es le secret d’exil de mes silences hantés de mort
Tu es la nuit l’escale insolente qui libère mes désirs
Tu es le jour à mon bras l’éclat qui m’honore

Tu es dans ma maison le fleuron et l’âme à la fois
Tu es favorite et seule muse au cœur de cet endroit
Tu es sous le sceau du secret la raison qui fait ma loi

Tu es en confidence, l’amie, que l’intime choisie
L’ente d’intuitions partagées que l’amour ramifie
Tu es à présent, l’avenir d’un passé qui m’étreint avec poésie
Tu es en toute fin mienne, pour hier, demain et aujourd’hui.

 

 

En Mai

À l’heure où le jour s’incline et s’évanouit
Où scintille et s’abandonnent le soir
Quand s’embrasent les regards… où êtes-vous ?

Où êtes-vous… ?

« J’ai désir d’amour, au creux de vous, dans l’infini de la nuit. »

Et l’aurore aux heures claires, garde le goût
D’une onde tendre et parfumée
À l’image d’un irréel inspiré de plaisir

En deux mots, bien loin de se dédire,
Caché là, avec audace Cupidon s’avise…
Comme pour mieux semer le doute.

« Se jeter à son cou le cœur ardent ou... tout contre elle, se glisser gourmand. »

En ce jour qui s’annonce
Mon esprit s’évade… je l’avoue.
Où êtes-vous ?

Douce folie, avant d’oser… un baiser
Et déposer à vos pieds, divine enjôleuse

Un millier de roses.

 

 

Ma fille

Deviens qui tu es... ma fille
Deviens toi même, envers
Et contre tout les bla-bla...
        Mon enfant
        Mon amour
        Ma loi.

« Aime assez la vie... pour ne pas avoir peur de la perdre. »

La vie se moque des fêlures dans le cœur des filles.
De la fragilité, des fissures de l'enfance
Des soupirs, des silences,
Echappés des nouvelles du monde.

Laisse au temps, le temps
De refaire... le monde,
Devenir ou se perdre…

Ma fille

Si la vie te blackboule
Oses. Brille. Scintille.
Réinvente le bleu du ciel.

Rêves ! Rêves !

Si les bleus de l'exil
Te tourneboulent l'existence

Joue ton va-tout.
Aime ! Aime !

Poker ou black jack

Peut importe.Gagne !
La vie demande à voir

Toujours.

« Ne demeure que le temps, à la face des revers du monde. »

Si le monde t’échappe dans l’indifférence,
En vers et contre tous et toutes...Sois.
Vas, vis et deviens !

“You are the odour and the word’s future.”
  Te quiero

         Ma fille
         Mon amour
         Ma foi